Catalogue de nos parquets en bois de Cumaru jaune

Cumaru jaune – l’arbre millénaire de l’Amazonie dans vos sols

Dipteryx odorata (Willd.) Fruct. & Fl. – Fabaceae – Amazonie brésilienne, Guyanes, Bolivie, Colombie, Pérou

Identification

Nom latin Dipteryx odorata (Willd.) Fruct. & Fl.
Famille Fabaceae – sous-famille Faboideae
Origine Brésil, Guyanes, Bolivie, Colombie, Pérou, Venezuela
Couleur duramen Brun jaune à brun doré – fines veines sombres
Grain & fil Moyen – contrefil accusé – toucher cireux après finition
Emploi parquet Recommandé
Humidité bois à la pose 8–12 % – NF DTU 51.2 (mars 2023)
Séchage Lent – assez difficile
Code essence NF EN 13556 DXOD

Données mécaniques

Brinell ⊥ (parquet) Données Fcba non disponibles*
Monnin (FCBA) 13,1 mm-1 – très dur
Densité (12 %) 1 050 kg/m³ (900–1 100 selon variété)
Retrait (Rt / Rr) 7,7 % / 5,5 % – ratio ~1,4
Compression (MPa) 103 MPa – très bonne résistance
Flexion (MPa) 170 MPa – très bonne résistance
Stabilité Moyenne
Durabilité champignons Cl. 1 – très durable (NF EN 350)
Termites Durable
Imprégnabilité Non imprégnable – classe 4
Classe d’emploi 4 – couvre classe 5 (contact sol possible)
Classe feu (NF EN 13501-1) D-s2,d0 (ép. > 14 mm) – M.3 classification FR

Source : Cirad – base Tropix v8. Monnin : échelle croissante — plus la valeur est élevée, plus le bois est dur. Rt : retrait tangentiel total / Rr : retrait radial total. Classe feu NF EN 13501-1. *Valeur Brinell ⊥ non répertoriée au référentiel Fcba pour le cumaru jaune séparément — donnée signalée à Bruno Mignot pour complément d’enquête.

S

ous le nom de cumaru jaune — appelé « Brazilian teak » en anglais, « Brasilianisches Teak » en allemand, « cumaru amarillo » en Espagne et « Gaïac de Cayenne » en Guyane française — se cache l’un des arbres les plus remarquables de l’Amazonie. Dipteryx odorata (Willd.) Fruct. & Fl., émergent atteignant 25–30 mètres, dépasse la canopée de sa couronne ronde et frondueuse. Sa première description botanique connue date de 1775 : Jean-Baptiste Christian Fusée-Aublet, dans son Histoire des Plantes de la Guiane françoise, écrivait déjà son admiration pour ce « tronc dur et compacte ». Des études sur des souches près de Manaus (Higuchi, Chambers, Schimel) ont confirmé que certains specimens de ce genre Dipteryx peuvent atteindre 1 400 ans d’âge — une longanimité que l’on retrouve dans la densité et la cohésion de son bois.

D

isponible chez Floorz La Grande Parqueterie en parquet massif et contrecollé en cumaru, cette essence s’adapte à des projets variés : en massif (14 à 22 mm) pour les pièces à fort trafic, en contrecollé pour les supports avec chauffage au sol. Sa densité de 1 050 kg/m³ en moyenne — jusqu’à 1 100 kg/m³ selon la variété — le positionne dans la gamme haute des exotiques, à un rapport qualité-prix très compétitif face à l’ipé. Chose rare : sa durabilité classe 1 et sa classe d’emploi 4 lui permettent d’être utilisé en contact direct avec le sol, sans traitement préalable — un avantage que peu d’essences affichent.

Cumaru jaune, rouge, ferro – quelles différences ?

Critère Cumaru jaune (D. odorata) Cumaru rouge (D. alata) Cumaru ferro / color mixed
Nom botanique Dipteryx odorata Dipteryx alata Dipteryx spp. – lots mixtes
Teinte duramen Brun jaune à doré Brun rougeâtre profond Du brun jaune au brun rouge
Densité (kg/m³) 900–1 100 ~1 000–1 150 1 000–1 100
Monnin FCBA 13,1 ~11,0–13,1 Variable selon lots
Durabilité Cl. 1 – très durable Cl. 1 – très durable Cl. 1 – très durable
Conseil Floorz Teinte lumineuse – demander un échantillon avivé Plus sombre, plus proche de l’ipé Variation naturelle — prévoir 10 % de chutes

Sources : Cirad – Tropix v8. Les noms « jaune », « rouge » et « ferro » correspondent à des espèces ou des lots de l’unique genre Dipteryx. Teintes et duretés varient selon la provenance et le lot.

Durété et résistance du cumaru jaune – ce que disent les chiffres

A

vec un Monnin de 13,1 selon le référentiel FCBA (sur l’échelle de dureté des bois, sens croissant — plus la valeur est élevée, plus le bois est dur), le cumaru se classe juste en dessous de l’ipé (14,0) et au-dessus de la maçaranduba (10,0). Concrètement, 13,1 correspond à une résistance aux chaises à roulettes, talons aiguilles, passages intensifs en couloir, et aux sols d’accueil professionnel. La compression atteint 103 MPa et la flexion 170 MPa — des valeurs que peu d’essences disponibles sur le marché français peuvent afficher.

Sa stabilité dimensionnelle est moyenne : retrait tangentiel 7,7 % et radial 5,5 %, ratio Rt/Rr d’environ 1,4. Ces valeurs sont correctes mais demandent de respecter scrupuleusement le taux d’humidité à la pose (8–12 % selon NF DTU 51.2, mars 2023) ainsi qu’une acclimation d’au moins 48 heures dans la pièce de destination. Le bois est non imprégnable (classe 4 d’imprégnabilité) : les huiles naturelles — responsables de l’odeur désagréable à l’état vert observée sur chantier — protègent naturellement le bois sans aucun traitement chimique.

Cumaru vs Maçaranduba vs Ipé – comparatif technique

Critère Cumaru jaune Maçaranduba Ipé
Nom latin Dipteryx spp. – Fabaceae Manilkara bidentata – Sapotaceae Handroanthus spp. – Bignoniaceae
Origine Amazonie BR, Guyanes, Bolivie, Colombie Amérique du Sud & Bolivie Amazonie brésilienne et péruvienne
Nom EN / Nom DE Brazilian teak / Brasilianisches Teak Bulletwood / Maçaranduba Brazilian walnut / Ipe
Monnin FCBA (mm-1) 13,1 10,0 14,0 – référence max
Densité (kg/m³) 1 050 1 050 1 050
Durabilité champignons Cl. 1 Cl. 1 Cl. 1
PCH (chauffage au sol) ✓ contrecollé uniquement — déconseillé ✓ contrecollé uniquement
Terrasse / contact sol ✓ contact sol possible (cl. 4/5)
Statut UICN / CITES Data Deficient – non inscrit CITES Non inscrit CITES ⚠️ En déclin UICN – surveillé
Famille botanique Fabaceae (légumineuse) Sapotaceae Bignoniaceae

Source : FCBA (Monnin) – Cirad Tropix v8 (densité, durabilité) – NF EN 350. Trois familles botaniques distinctes (Fabaceae / Sapotaceae / Bignoniaceae) offrant des performances quasi-identiques — convergence évolutive remarquable de la forêt amazonienne. Ipé : espèce en déclin selon l’UICN — à privilégier éco-certifié ou se tourner vers le cumaru.

Appellations selon les pays

Pays / Région Appellation
France Cumaru jaune, tonka
Guyane française Gaïac de Cayenne (ONF/CTB Guyane)
Brésil Cumaru, cumaru-ferro, champanha, cumarurana
Angleterre / USA Brazilian teak, cumaru, tonka bean
Allemagne / Autriche Brasilianisches Teak / Cumaru-Holz
Espagne / Amérique latine Cumaru amarillo, almendrillo, shihuahuaco (PE)
Suriname Koemaroe, tonka

Statut réglementaire

Convention CITES (2024)
Statut Non inscrit aux annexes I, II et III
Import UE Libre
COP19 2022 Proposition Annexe II (genre Dipteryx) — rejetée
Statut UICN Data Deficient (données insuffisantes)
Règlement EU Bois Diligence raisonnable appliquée

Source : cites.org – vérification 2024. Robin des Bois, COP19 nov. 2022.

La fève Tonka – quand le même arbre séduit la haute parfumerie

C

e que peu de clients savent : l’arbre dont vous poserez le parquet dans votre salon est le même qui fournit la fève Tonka — matière première historique de la haute parfumerie et de la gastronomie étoilée. Riche en coumarine (jusqu’à 10 % dans les graines), aux notes de vanille, amande amère et tabac, la fève Tonka entre dans la composition de Guerlain, Chanel et d’innombrables parfums de la famille des Fougères. Sa première description scientifique remonte à 1775 par Fusée-Aublet depuis la Guyane. L’arbre, émergent de 25–30 m, produit environ 15 kg de graines par an — récoltées une fois l’an comme des mangues tombées, puis séchées 12 mois avant d’être traitées.

C’est cette coumarine concentrée qui explique l’odeur désagréable du bois à l’état vert — signal bien connu des poseurs expérimentés, qui disparaît avec le séchage. Une fois usinée et poncée, la surface est propre, d’un toucher cireux caractéristique. Les fèves tonka, autrefois grand produit d’exportation amazonien, ont été interdites comme additif alimentaire aux États-Unis et dans l’UE en raison de la teneur élevée en coumarine — anticoagulante à haute dose. Leur usage en gastronomie reste réglementé par le Codex Alimentarius (1985). Lien inattendu entre vos lames de sol et la pâtisserie française : la même molécule, deux usages radicalement différents.

Mise en œuvre du cumaru jaune – sciage, usinage, assemblage

Sciage & usinage

L

a densité du cumaru — jusqu’à 1 100 kg/m³ — impose des outils adaptés : denture stellitée pour la scie, carbure de tungstène pour le rabotage. L’effet désaffûtant est fort — changements de plaquettes plus fréquents qu’avec une essence européenne. Le contrefil accusé peut provoquer des arrachements en ponçage si l’angle d’attaque n’est pas adapté. Une fois les outils affilés et la vitesse de coupe maîtrisée, la surface après finition est propre et d’un toucher cireux caractéristique.

Assemblage & pose

Le préperçage est obligatoire avant tout vissage ou clouage — risque de fissuration sans précaution. Pour la pose collée : colle MS polymère après dégraissage soigneux à l’acétone ou à l’alcool isopropylique de la face de pose (les huiles naturelles réduisent l’adhérence). La pose clouée sur lambourdes est possible en formats massifs. Pour les terrasses : vis inox A4 obligatoires (les tanins attaquent l’acier), espacement 5–7 mm entre les lames pour la dilatation. Jamais de colle vinylique. Approvisionnement éco-certifié disponible.

Dégraissage de la face de pose – étape non négociable

La teneur élevée en huiles naturelles du cumaru — les mêmes qui protègent le bois naturellement — peut compromettre l’adhérence de la colle. Un dégraissage à l’acétone ou à l’alcool isopropylique, immédiatement avant encollage, est indispensable pour garantir la tenue dans le temps.

Cumaru jaune en parquet – usages, compatibilités et durabilité

C

e bois convient à toutes les pièces à fort trafic : salon, couloir, salle à manger, locaux professionnels. Sa durabilité naturelle classe 1 (NF EN 350) et sa classe d’emploi 4 lui permettent d’être employé en terrasse extérieure et en contact direct avec le sol — sans traitement. Correctement entretenu, un revêtement en cumaru en extérieur peut tenir 25–35 ans. En intérieur avec chauffage au sol : contrecollé uniquement, avec un hygrométrie relative maintenue entre 45 et 55 %. Taux d’humidité bois à la pose : 8–12 % (NF DTU 51.2 mars 2023). Acclimation 48 h minimum avant pose.

Pour les finitions, l’huile est la solution la plus adaptée : elle valorise les veinages naturels sans masquer la teinte dorée ni « plastifier » visuellement les lames. Le vernis brillant est déconseillé sur cette essence — il révèle les joints lors des mouvements saisonniers. Un vernis mat ou satiné reste une option acceptable. Pour les terrasses : sans saturateur UV, le cumaru prendra naturellement une patine grise argentée en quelques mois — un vieillissement élégant pour beaucoup, à prévoir si la teinte d’origine est un critère déterminant. Découvrez notre sélection dans notre Showroom Matériauthèque proche de Strasbourg.

Le conseil de l’expert Floorz

A

ttention à la confusion fréquente en négoce entre cumaru jaune et cumaru rouge : même genre Dipteryx, mais teintes, duretés et comportements au séchage varient selon le lot et la provenance. Demandez systématiquement un échantillon avivié avant commande — la teinte « jaune » s’atténue nettement après finition huile. Pour les lots color mixed (variété mixte), prévoyez 10 % de chutes supplémentaires pour assurer l’homogénéité visuelle.

P

our les projets terrasse, le cumaru est une excellente alternative à l’ipé quand le budget est contraint et que la pression UICN sur l’ipé est un critère. Sans entretien régulier, le bois grisonnera naturellement — un gris argenté homogène pour certains, un « défaut » pour d’autres. Si la teinte dorée initiale est impérative, orientez-vous vers le parquet en maçaranduba (Monnin 10,0), plus stable sur ce critère visuel. Pour l’intérieur à très forte durété, le parquet en ipé (Monnin 14,0) reste la référence absolue.

Questions fréquentes sur le parquet en cumaru

Le cumaru est-il compatible avec le chauffage au sol ?

O

ui, en contrecollé uniquement. La température de surface du sol doit rester inférieure à 27°C, l’hygrométrie relative de la pièce maintenue entre 45 et 55 %. Une acclimation de 48 h minimum avant pose est obligatoire. La maçaranduba est déconseillée en PCH — avantage distinctif du cumaru dans cette configuration.

Quelle finition pour un parquet en cumaru ?

L

a finition à l'huile est recommandée en priorité : elle respecte le fil naturel, valorise la teinte dorée et s’adapte aux mouvements saisonniers. Le vernis brillant est déconseillé — il révèle les joints. Une huile dure perméable en deux couches avec 2 h d’espacement donne les meilleurs résultats sur cette essence dense.

Le cumaru jaune grisaille-t-il avec le temps ?

O

ui, comme tout bois exotique non traité exposé aux UV. Le grisaillement est homogène et élégant. Pour conserver la teinte dorée : appliquer un saturateur à protection UV dès la pose et renouveler tous les 12–18 mois. En intérieur, le jaunissement naturel avec le temps est très modéré.

Cumaru vs ipé : lequel choisir pour une terrasse ?

L

es deux affichent une durabilité classe 1 et une densité de 1 050 kg/m³. L’ipé est plus dur (Monnin 14,0 vs 13,1) mais est surveillé par l’UICN. Le cumaru offre un rapport qualité-prix plus accessible et une teinte dorée à l’installation. Pour une terrasse à usage intensif avec exigence maximale de durée de vie, l’ipé reste la référence — mais le cumaru est une alternative éco-responsable sérieuse.

Le cumaru est-il un bois protégé CITES ?

N

on. Le cumaru n’est pas inscrit aux annexes I, II ou III de la Convention CITES (vérification 2024). Une proposition d’inscription du genre Dipteryx en Annexe II avait été déposée à la COP19 (2022) — elle a été rejetée. Floorz applique néanmoins la diligence raisonnable prévue par le Règlement UE Bois.

Combien de temps dure un parquet en cumaru ?

E

n intérieur avec entretien courant : plusieurs décennies. En terrasse extérieure, la durabilité naturelle classe 1 permet d’atteindre 25–35 ans sans traitement chimique. La classe d’emploi 4 autorise même le contact direct avec le sol. L’arbre dont est issu ce bois peut vivre plus de 1 000 ans en forêt amazonienne — sa longanimité se retrouve dans la densité et la cohésion de chaque lame.

Depuis 2006, Floorz La Grande Parqueterie accompagne architectes et particuliers dans le choix de leurs parquets exotiques. Notre Showroom Matériauthèque de 200 m² proche de Strasbourg expose plus de 120 essences et finitions en situation réelle — dont des échantillons de cumaru massif, contrecollé et color mixed. Découvrez aussi notre guide des bois exotiques pour comparer les essences disponibles au catalogue.

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Article rédigé par Bruno Mignot. Expert en parquets.
Révisé en juin 2026. Reproduction interdite.
Floorz La Grande Parqueterie
Maison d’exception depuis 2006

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Sources & références

1 Cirad. Base Tropix v8 — Propriétés technologiques des bois tropicaux. tropix.cirad.fr.

2 FCBA. Dureté Monnin et propriétés mécaniques des essences de bois. Référentiel parquet France.

3 NF EN 350. Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois. Afnor.

4 NF DTU 51.2 (mars 2023). Pose des parquets à l’adhésif. CSTB — boutique.cstb.fr.

6 CTB Guyane / ONF. Gaïac de Cayenne — fiche essence bois guyanais classés. ctbf-guyane.fr.

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