Catalogue de nos parquets en bois de Jatoba

Jatoba, brun rouge d'Amérique, dur comme du métal

Hymenaea courbaril L., Fabaceae, Amérique du Sud et Centrale

Identification

Nom latin Hymenaea courbaril L. & Hymenaea spp.
Famille Fabaceae
Origine Amérique du Sud et Centrale (Brésil, Guyanes, Colombie)
Couleur duramen Brun rouge à brun orangé foncé
Grain & fil Moyen à fin, fil droit à contrefil
Emploi parquet Recommandé
Humidité bois à la pose 8–10 % — NF DTU 51.2
Séchage Lent, exigeant

Données mécaniques

Brinell ⊥ (parquet) nc
Monnin 5,8 mm²
Densité (12 %) 950 kg/m³
Retrait (Rt / Rr) 7–9 % / 3–5 %, ratio ~2,0
Stabilité Moyenne à bonne après séchage maîtrisé
Conductivité thermique λ ~0,18 W/(m·K) (estimé)
Durabilité champignons Cl. 1, très durable
Termites Modérément durable
Classe feu (Euroclasse) D-s2,d0, ép. > 14 mm

Source : Cirad, base Tropix v8. Monnin : échelle croissante, plus la valeur est élevée, plus le bois est dur. Rt : retrait tangentiel total / Rr : retrait radial total. NF EN 350 (durabilité naturelle). Cl. 1 = très durable.

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e jatoba, connu aussi sous les appellations « courbaril » ou « Brazilian cherry » sur les marchés anglophones, est un bois tropical originaire des forêts humides et semi-arides d'Amérique du Sud et Centrale. Son duramen affiche une teinte brun rouge à brun orangé profond, rehaussée de reflets satinés qui s'intensifient avec l'exposition à la lumière. Le grain moyen à fin offre un aspect homogène et précieux, que les architectes d'intérieur apprécient pour contraster avec des murs clairs. Sa densité de 950 kg/m³ à 12 % d'humidité en fait l'un des exotiques les plus massifs du catalogue Floorz La Grande Parqueterie.

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isponible en parquet jatoba massif (lames 20 mm, pose clouée ou collée) et en parquet jatoba contrecollé (12–14 mm, compatible plancher chauffant en version multijet), le jatoba couvre les principaux modes de pose prévus par la NF DTU 51.2 (mars 2023). Sa position tarifaire se situe dans la gamme des exotiques premium, comparable au cumaru. Découvrez l'ensemble de nos références dans notre catalogue parquet contrecollé ou contactez-nous pour connaître les disponibilités en jatoba.

La couleur du jatoba : du brun orangé au rouge merisier

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la coupe, le duramen du jatoba affiche un brun orangé assez clair, parfois teinté de reflets rosés. Ce n'est qu'une étape : sous l'effet de la lumière, le bois est particulièrement photosensible et change de couleur de façon spectaculaire dans les 6 à 12 premiers mois suivant la pose, gagnant en profondeur et en intensité à mesure que les composés colorés du duramen s'oxydent.

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e résultat final est ce qui a valu au jatoba son surnom anglophone de « Brazilian cherry » : une teinte rouge merisier profonde, chaude et homogène, souvent comparée à un bordeaux. Cette évolution est irréversible et purement esthétique : elle ne modifie ni la dureté ni la durabilité du bois. Pour un résultat uniforme, déplacer régulièrement tapis et meubles pendant les premiers mois évite les contrastes de teinte entre zones exposées et zones protégées.

Source : Cirad, Houtinfobois.

Dureté et résistance du jatoba : ce que disent les chiffres

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vec un indice Monnin de 5,8 mm² (sur une échelle de dureté des bois où une valeur plus élevée signifie un bois plus dur), le jatoba se classe parmi les exotiques à fort trafic, aux côtés du bangkirai (5,9) et du merbau (6,4). Concrètement, il résiste aux chaises à roulettes, aux talons et aux passages intensifs, là où un chêne européen standard (Monnin 3,5) commencerait à marquer. Sa résistance à l'usure en fait un choix pertinent pour les espaces de réception, restaurants ou halls d'entrée de commerce.

La stabilité dimensionnelle du jatoba est moyenne à bonne, à condition que le séchage ait été conduit rigoureusement. Son ratio Rt/Rr d'environ 2,0 reste acceptable pour un tropical dense, mais plus marqué que celui du teck ou du bangkirai. En intérieur chauffé (20 °C, 45–55 % HR), le jatoba se comporte correctement si le taux d'humidité du bois à la pose respecte les 8–10 % prescrits par la NF DTU 51.1. Attention : en ambiance sèche hivernale (HR < 40 %), des microfissures de surface sont possibles sur les lames massives épaisses.

Jatoba vs Merbau vs Bangkirai : comparatif technique

Critère Jatoba Merbau Bangkirai
Monnin (mm²) 5,8 6,4 5,9
Densité (kg/m³) 950 820 870
Durabilité champignons Cl. 1 Cl. 1 Cl. 2
Stabilité Moyenne à bonne Bonne Bonne
Retraits Rt / Rr 7–9 / 3–5 % 6,0 / 3,0 % 6,5 / 3,5 %
Classe feu D-s2,d0 D-s2,d0 D-s2,d0
Parquet intérieur
Terrasse extérieure Compatible*

Source : Cirad, Tropix v8. NF EN 350 (durabilité naturelle). Cl. 1 = très durable, Cl. 5 = non durable. Monnin : échelle croissante. Voir aussi parquet en bangkirai (Monnin 5,9) et parquet en merbau (Monnin 6,4). * Le jatoba est naturellement compatible classe d'emploi 4 (marché confirmé), mais Floorz ne référence pas de ligne terrasse dédiée à ce jour, à l'inverse du bangkirai.

Face à l'ipé, référence absolue des exotiques (Monnin 14,0, plus de deux fois supérieur), le jatoba (5,8) n'a rien à prouver côté dureté résidentielle : les deux dépassent largement les besoins d'un usage domestique. La vraie différence est ailleurs : le jatoba se positionne nettement moins cher que l'ipé, pour une esthétique tout aussi affirmée. C'est l'essence à choisir quand on veut l'effet exotique haut de gamme sans le budget ipé.

Un point pratique rarement mentionné : à 950 kg/m³, le jatoba est nettement plus lourd à manipuler qu'un feuillu européen (chêne 570 kg/m³). Sur un chantier en étage sans monte-charge, prévoir plus de temps et de bras pour la manutention des cartons, et vérifier l'accès (ascenseur, largeur de cage d'escalier) avant de commander un gros volume.

Appellations selon les pays

Pays Appellation
France Jatobá, courbaril
Brésil Jatobá, jütai
Angleterre Brazilian cherry, jatobá
Allemagne Jatobá-Holz, Brasilkirsche
Espagne Jatobá, copal

Le nom scientifique du jatoba, courbaril (Hymenaea courbaril), cache quelques curiosités botaniques. Ses gousses très dures contiennent une pulpe comestible à l'odeur musquée si particulière qu'elle lui a valu le surnom peu flatteur de « stinking toe » (orteil qui pue) dans les pays anglophones, et de « caca-chien » en Guyane. L'arbre produit aussi une résine, la gomme copal, utilisée comme vernis par les sociétés amérindiennes bien avant l'arrivée des Européens, et dont on a retrouvé des fragments fossilisés en ambre. Anecdote naturaliste : les sapajous, petits singes d'Amérique du Sud, s'enduisent le pelage de sève de courbaril, un répulsif naturel efficace contre les piqûres de moustiques.

Mise en œuvre du jatoba : sciage, usinage, assemblage

Sciage & usinage

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a densité élevée du jatoba (950 kg/m³) entraîne une usure accélérée des outils, carbure de tungstène ou diamant obligés. Le contrefil fréquent expose au risque d'arrachement en rabotage : une vitesse de coupe réduite et un angle de dépouille adapté (15°) limitent cet effet. Après ponçage progressif (36-60-80-100-120), la surface présente un aspect satiné homogène que les vernis valorisent particulièrement. La présence ponctuelle de poches de résine est normale, les localiser avant finition pour éviter les décolorations.

Assemblage & pose

Le préperçage est systématiquement requis avant toute fixation mécanique (clou, vis), à hauteur de 70 % du diamètre du fixateur. La colle MS polymère est recommandée pour la pose collée, la colle vinylique est formellement exclue. L'aptitude au collage est correcte avec une surface dégraissée et ponçable. Compatibilité lambourdes confirmée pour la pose clouée traditionnelle. Éviter les fortes variations hygrométriques entre la pose et l'utilisation.

●  Poches de résine : traitement avant finition obligatoire

Le jatoba présente fréquemment des poches de résine internes. Avant application de la finition, nettoyer ces zones à l'alcool à 90° et laisser sécher complètement, sous peine de décrochage du vernis ou de taches persistantes sous huile.

Jatoba en parquet : usages, compatibilités et mise en œuvre

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omme parquet d'intérieur, le jatoba convient aussi bien aux zones de fort trafic (couloirs, entrées, espaces commerciaux) qu'aux pièces de vie. La pose collée est la référence pour le massif sur dalle béton ; la pose clouée sur lambourdes est également possible. Le parquet jatoba contrecollé peut être compatible avec un plancher chauffant à eau chaude en version multijet (température de surface ≤ 28 °C, HR maintenue ≥ 45 %). Le massif épais est déconseillé en plancher chauffant. En pièce humide, le format pont de bateau jatoba étanche les joints et convient aux salles de bains. Pour les projets architecturaux (lofts, commerces), notre gamme de parquet industriel sur chants existe aussi en jatoba. Massif à 14–20 mm, il autorise jusqu'à 4 à 5 reponçages sur sa durée de vie, un argument de longévité à ne pas négliger face à des essences plus fines.

Les finitions adaptées au jatoba sont le vernis satiné (qui valorise les reflets orangés) et l'huile dure, de marque Bona si vous privilégiez une référence label éco-certifié. Le brou de noix ou les lasures colorées modifient significativement la teinte naturelle du bois : nous les déconseillons si vous souhaitez préserver le caractère brun rouge authentique du jatoba. Consultez notre parquet en itauba (Monnin 5,0), une alternative plus claire si la teinte orangée intense vous hésite.

Jatoba en déco : le champion des intérieurs en bois exotique

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ans les magazines de décoration, le jatoba revient régulièrement comme la valeur sûre du parquet exotique haut de gamme : sa teinte rouge merisier profonde structure un salon, réchauffe une salle à manger et donne du caractère aux intérieurs contemporains comme aux ambiances plus classiques. Contrairement à des essences plus sombres comme le wengé ou l'ipé, le jatoba reste lumineux même en grande surface, sans écraser la pièce.

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ssocié à du mobilier clair ou du métal noir mat, il crée un contraste chaleureux très recherché dans les intérieurs contemporains chic. En veinage marqué et pose à l'anglaise, il devient un véritable point focal ; en pose droite et finition satinée, il reste plus discret pour les grandes surfaces ouvertes. C'est l'une des rares essences exotiques qui gagne en caractère avec le temps plutôt que de simplement vieillir, ce qui explique sa place durable dans les tendances déco depuis plusieurs années.

●  Le conseil de l'expert Floorz

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ttention à la photosensibilité du jatoba : comme l'ipé ou le cumaru, ce bois s'intensifie vers un rouge merisier profond et homogène sous une exposition solaire directe et prolongée (voir la section couleur ci-dessus). Ce n'est pas un défaut, c'est une évolution naturelle du bois vivant. Nous recommandons de le prévoir dès la conception pour les zones très ensoleillées : rotation du mobilier, couverture temporaire lors de la mise en service.

L'erreur la plus fréquemment observée en chantier : poser du jatoba massif livré trop humide, sans acclimatation. Demandez toujours un certificat de taux d'humidité à la livraison (NF DTU 51.2 : 8–10 % pour les exotiques denses) et ne posez pas avant 72 h d'acclimatation dans la pièce, chauffée et ventilée normalement.

Questions fréquentes sur le parquet en jatoba

Le jatoba est-il adapté au chauffage au sol ?

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ui, en version contrecollée uniquement. Le jatoba massif épais est déconseillé sur plancher chauffant à eau chaude : sa densité élevée (950 kg/m³) limite la diffusion thermique et amplifie les contraintes de retrait. En version contrecollée (12–14 mm), le risque est maîtrisé sous réserve d'une hygrométrie maintenue entre 45 et 60 % et d'une température de surface ne dépassant pas 28 °C.

Quelle finition pour un parquet en jatoba ?

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e vernis satiné est la référence pour préserver la teinte brun rouge et les reflets satinés naturels. L'huile dure (Bona) convient aux aménageurs qui préfèrent un aspect bois vivant, plus mat. Évitez les lasures foncées qui effacent la teinte naturelle. Les poches de résine doivent être traitées à l'alcool avant toute application de finition.

Jatoba ou merbau : lequel choisir ?

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es deux essences offrent une durabilité proche (Monnin 5,8 vs 6,4), mais diffèrent visuellement : le merbau est plus brun uniforme, le jatoba plus chaud avec des nuances orangées. Le merbau est généralement plus stable dimensionnellement. Si votre projet valorise l'authenticité sud-américaine, le jatoba s'impose. Pour un trafic extrême avec plancher chauffant, le merbau est le choix le plus sûr.

Le jatoba est-il apparenté au cerisier (« Brazilian cherry » ?

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on, aucun lien botanique. Le nom commercial anglophone « Brazilian cherry » n'a rien à voir avec le cerisier (genre Prunus, famille des Rosacées). Le jatoba appartient aux Fabaceae. Cette appellation commerciale, née de la teinte brun rouge qui rappelle le merisier une fois vieilli, entretient une confusion fréquente chez les acheteurs anglo-saxons.

DDepuis 2006, Floorz La Grande Parqueterie accompagne architectes et particuliers dans le choix de leurs parquets. Notre showroom Matériauthèque proche de Strasbourg expose plusieurs essences et finitions en situation réelle, dont plusieurs références en jatoba massif et contrecollé.

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Article rédigé par Bruno Mignot. Expert en parquets.
Révisé en août 2026. Reproduction interdite.
Floorz La Grande Parqueterie

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Sources & références

1 Cirad. Base Tropix v8, propriétés technologiques des bois tropicaux. tropix.cirad.fr.

2 NF EN 350. Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois. Afnor.

3 NF DTU 51.2 (mars 2023). Pose des parquets collés, cahier des charges. CSTB.

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