Préservation des bois : ce qu’il faut retenir…

En Europe et en France en particulier, la durabilité et la préservation du bois sont des domaines bien couverts par la normalisation et les réglementations.

Les normes définissent les spécifications auxquelles doivent répondre les bois, pour que soit assurée en service, une résistance aux insectes, aux champignons et aux organismes marins de dégradation des bois.

Les performances finales sont définies par l’aptitude à l’usage dans une classe d’emploi déterminée, qui correspond au domaine d’utilisation du bois.

CET OBJECTIF PEUT ÊTRE ATTEINT:

  • soit par une durabilité naturelle suffisante,
  • soit par un traitement de préservation,
  • soit par une combinaison de ces deux exigences.

Le rôle du prescripteur est d’évaluer les risques auxquels seront soumis les éléments en bois des ouvrages.
Les normes auxquelles les prescripteurs doivent se référer sont essentiellement les normes EN 335 et NF B 50-105-3, ainsi que le FDP 20-651.

Classe d’emploi 1 : Bois en intérieur

Emploi du bois

Exemples d’ouvrages entrant dans cette classe : meubles, parquets, lambris, menuiseries et aménagements intérieurs…

Risques biologiques

Les risques sont limités uniquement aux insectes à larves xylophages et termites.

Choix des essences

Dans ces emplois essentiellement non-structuraux, il n’existe pas d’exigences réglementaires pour le choix de l’essence. Certaines essences purgées d’aubier ne nécessitent pas de traitement et sont durables vis-à-vis du risque insecte (hors termite).

Classe d’emploi 2 : Bois en intérieur ou sous abri

Emploi du bois

Ouvrage entrant dans cette classe
• Charpentes,
• Ossatures…

Risques biologiques

Les risques d’attaque sont essentiellement liés aux insectes xylophages.
Le risque d ’apparition de champignons n’est pas totalement exclu, mais il reste limité à la surface des pièces, là où le bois peut être humidifié temporairement (typiquement un phénomène de condensation).

Choix des essences

Dans ces emplois essentiellement structuraux les bois doivent être (conformément au décret 2006-591) :
• soit naturellement durables par rapport au risque insecte ; certaines essences purgées d’aubier, duramen de chêne, châtaignier, mélèze, douglas le sont,
• soit durables au moyen d’un traitement conféré.
NB : pour les obligations liées au risque termites, se référer à l’arrêté en vigueur (2014-1427).

Classe d’emploi 3 : Bois en extérieur sans contact avec le sol exposé aux intempéries

Emploi du bois

Les bois sont hors sol et exposés directement aux intempéries et particulièrement la pluie.

Exemples d’ouvrages entrant dans cette classe : fenêtres et autres menuiseries extérieures, revêtements extérieurs (bardages en général), éléments d’ossature exposés aux intempéries (comme certains éléments de charpente), certains éléments dans des salles d’eau mal ventilées…

Risques biologiques

  • Champignons et pourriture dans la ou les parties de l’ouvrage qui sont maintenues à plus de 20 % d’humidité pendant des périodes pouvant être assez longues.
  • Insectes xylophages. Il n’existe pas, dans la classe 3, de réponse simple et universelle sur les zones à protéger. Il s’agit à chaque fois de spécifications propres à l’ouvrage considéré. La conception de l’ouvrage intervient fortement.

Choix des essences

Dans ces emplois, certaines essences purgées d’aubier ne nécessitent pas de traitement (hors besoin de protection contre les termites). C’est le cas par exemple du duramen dit « bois de cœur » de chêne, châtaigner, pins, mélèze, douglas et de plusieurs essences d’origine tropicale. Lorsqu’un traitement est nécessaire, il s’applique aux seules essences suffisamment imprégnables (cf EN 350-2 et NF B 50 105-3).

Classe d’emploi 4 : Bois en extérieur en contact avec le sol ou l’eau douce

Emploi du bois

Cette classe regroupe tous les bois en contact avec le sol ou l’eau douce.

Par extension, les ouvrages susceptibles de piéger l’eau rentrent dans cette classe.

Exemples typiques d’ouvrages entrant dans cette classe :

  • poteaux
  • supports de lignes
  • traverses
  • piquets
  • aménagements de plans d’eau (pilotis, pontons, retenues de berges…)
  • Du fait des conceptions induisant des pièges à eau, une majorité des applications de mobiliers d’extérieur, jeux de plein air, aménagements d ’espaces verts, bâtiments agricoles, platelages et caillebotis, glissières de sécurité, rondins en situation horizontale entrent dans cette classe d’emploi.

Risques biologiques

Il s’agit de tous les champignons de pourriture et insectes xylophages, y compris les termites. L’attaque se produit dans tout le volume du bois, au fur et à mesure de son humidification.

Choix des essences

Il existe quelques essences purgées d’aubier naturellement durables dans ces emplois (origine tropicale essentiellement). La nécessité de protéger le bois dans un volume important impose l’utilisation d’essences très imprégnables. Les essences indigènes tels que les pins conviennent parfaitement pour cette classe d’emploi. Sources FCBA

Classe d’emploi 5 Bois en extérieur en contact avec le sol ou l’eau saumâtre

Emploi du bois

Cette classe regroupe tous les bois immergés ou en contact avec une eau salée ou saumâtre.

Choix des essences

Il existe quelque essences classe 5 parmi lesquelles l'azobé ou le massaranduba.

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